ACCORD POUR LA PAIX ET VISITE DU PM A ALGER

 SBM a-t-il un bâton magique pour instaurer la paix avant l’élection présidentielle de juillet prochain ?

Signé le 15 mai 2015 dans notre pays, l’accord pour la paix et la réconciliation  tarde à être une réalité. Elle ressemble plutôt à une illusion qu’à un accord digne de ce nom. Juste après sa nomination, le nouveau PM a été chargé par IBK de travailler pour que la paix puisse voir le jour. Il vient de séjourner à Alger. Il a de ce fait  rencontré les autorités algériennes pour le renforcement des relations diplomatiques et  pour avoir des voies et moyens de rendre  la paix  effective dans le nord de notre pays. Soumeylou Boubèye pense-t-il que l’Algérie est le maillon fort pour ramener la paix ? A-t-il d’autres stratégies pour rétablir  la paix dans un délai record ? Quelles seront ces mesures fortes qu’il compte déployer ?

Je qualifierai le PM l’homme de l’année 2018 s’il parvenait à ramener la paix dans le septentrion de notre pays. Cette crise ne date pas d’aujourd’hui, car les pères fondateurs ont fait leur part de gestion et tous les gouvernements qui ont passé ont fait la leur  pour gérer cette crise. Nous sommes à notre cinquième accord qui peine à être une réalité. Elle ressemble plutôt à un orchestre. Les indépendantistes dans leur lutte sont en train de mettre en place des stratégies pour être reconnus sur le plan international.

Tout récemment, des membres de la CMA ont été reçus aux Etats-Unis. Il s’agit de Bilal Ag Chérif et Alghabass Ag Intalla. Pourquoi le conseil de sécurité ose les recevoir pour des consultations ? Voilà une question qui suscite des réflexions. L’indignation d’IBK face à cette situation n’en est rien, car elle n’aura pas d’effet. Il suffit qu’il persiste pour que des révélations pleuvent sur Sébénicoro. On n’a pas encore oublié Michel Tomi. A mon entendement, la réception des indépendantistes par le conseil de sécurité discrédite le Mali sur la scène internationale.

Toute crise qui prend du temps à être résolue pousse des racines. De là, les enfants qui sont nés et ont grandi. Comment pourrons-nous être capables de convaincre ces enfants que le Mali est Un et indivisible tandis qu’ils voient leurs parents sur des fronts qu’ils légitiment ?

Le PM a du pain sur la planche. Ce n’est pas un propos de pessimisme, mais une recherche de solution. Un homme ne fuit pas devant les défis, il les gère. Par conséquent, je lui souhaite bon vent.

En continuant dans notre analyse, nous avons une crise qui ressemble à du business. Une crise qui ne dit pas son vrai nom. Une crise dont les acteurs ont des desseins camouflés. Que veut le France ? La Minusma ? Pourquoi tant de forces sur le terrain avec une inefficacité notoire ? Il a fallu quelques jours pour que l’armée française libère Gao et Tombouctou des djihadistes et par ailleurs Kidal est resté une épine sous les pieds. Allons-nous croire aux propos de notre père fondateur Modibo Keita qui disait : « La troisième forme ( en parlant des moyens de déstabilisation des Etats par les occidentaux), c’est de créer des foyers de subversion. On en avait créé un dans l’extrême nord, sur la frontière algéro-malienne… ».

Nous comprenons par là pourquoi la France a liquidé notre cher président en utilisant Moussa Traoré qui n’a pas aussi échappé. Excellence M. le premier ministre, tel est le défi à surmonter avant les élections de juillet prochain. Un bâton magique pourrait faire les affaires.

Bonne chance !

SOURCE LE DENONCIATEUR: Yacouba Dao

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