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Abdoul A. Koné, un panafricaniste à cœur ouvert

Abdoul Aziz Koné est une jeune artiste né en côte d’ivoire. Si la musique n’a pas de frontière pour lui, il  est une révélation qui est le fruit de plusieurs pays Africains comme le Sénégal, le Mali,  la Guinée,  la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso,  après des cherche sur sa vie. De père Sénégalo-malien originaire de Bougouni, mère Ivoiro-guinéenne, il est connu sous le nom « Manjal » dans les milieux de la musique. Abdoul Aziz Koné est auteur compositeur, agent d’artiste, en même temps il vient de faire l’ouverture son label. Appelé souvent le jeune Ivoiro-malien, Sénégalo-Guinéen, Manjal est un jeune de multiples savoir-faire et talentueux à découvrir.

Pouvez-vous présente à nos lecteur

On m’appelle souvent Ivoirien, Malien, Sénégalais, je remercie le bon Dieu pour ça et j’en suis fier aussi. J’ai cette conviction, ma vision n’est pas de me cantonner dans un coin, mais dans l’Afrique. Je m’appelle Abdoul Aziz Koné dit « Manjal ». J’ai commencé la musique depuis que j’étais à l’école en Côte d’ivoire.  J’ai surtout débuté ma carrière musicale après mes études parce que j’en avais l’amour.  J’ai un  BTS en gestion commerciale.

Avez-vous des albums ? Quels sont les titres ?

J’ai deux albums, l’un en solo dont le titre est  « Africa » et l’autre  en groupe qui s’intitule   « Mami ».

Comment est venu le surnom « Manjal » ?

Le nom est issu de « Fouta Jalon », aussi  ma diversité ethnique m’as poussé à choisir ce nom « Jal Fouta », j’ai coupé « Fouta » en conservant « Jal man ». Pour cette petite histoire, un jour j’étais allé au  bureau du Droit d’Auteur Malien,   il y avait  une femme qui m’a dit qu’il y a beaucoup de « jalman » et qu’on va transformer pour moi en « Manjal », en s’amusant. Et  j’ai aussitôt accepté.  C’est alors que  j’ai changé de « « Jalman » en « Manjal » et le nom a été retenu sur ma carte de droit d’auteur directement.

Le nom du groupe que vous avez créé et pourquoi vous êtes plus ensemble ?

Le nom de ce groupe était « Phare». On est arrivé à un niveau où l’ambition des uns et des autres n’était pas la même. L’hypocrisie et le mensonge y régnait. C’est pourquoi j’ai décidé de prendre mon envol tout seul. Actuellement, le groupe s’est dispersé.

Dans les jours à venir avez-vous une idée de créer un autre groupe ? Personnellement, là où nous sommes, je veux rester seul à faire mes

« Single » et albums. Je n’ai pas une idée de créer un autre groupe avec ce que j’ai vécu dans l’ancien groupe à savoir les trahisons et déceptions. Vraiment, je n’en ai plus envie. J’ai une autre façon de le faire comme les Américains  font « Boss benne et get benne », c’est-à-dire de rassembler les jeunes artistes pour collecter leurs talents, les travailler ensemble pendant quelques années puis chacun prend son chemin s’il le veut.

Dans tous ces pays, qu’est-ce vous a motivé de vous installer au Mali plus précisément Bamako ?

Venir au Mali a été un accident, mais avec succès. J’étais de passage afin prendre mon visa pour la France. Avec les va- et-vient, j’ai été retardé dans le traitement de mon dossier,  je comptais sur cela tout en espérant avoir une bonne suite. C’était en 2001.  Je n’ai pas eu une solution jusqu’à ce que je sois totalement découragé et ma grande sœur m’encourageait de rester au Mali au lieu de retourner en Côte d’Ivoire pour apprendre un métier.  Comme à l’école en Côte d’Ivoire, on étudie un métier afin de l’exercer  dans l’avenir, j’ai pratiqué la coiffure. C’est alors que  j’ai ouvert un salon de coiffure pour me battre et avoir mon gagne-pain. C’est ainsi que j’ai rencontré des ami(e)s qui sont dans le milieu de la musique qui est aussi mon penchant. Grâce à eux, je suis resté au Mali. Mais ça ne m’a rien causé de mal depuis 2001 jusqu’à ce jour. Par contre,  j’ai eu mon bonheur ici. Le bonheur n’est pas uniquement de l’argent avec les ami(e)s qui m’aiment trop vraiment, je suis bien entouré, c’est une famille avec de bonne relations. Je n’ai même plus envie d’aller en Côte d’Ivoire ni au Sénégal.

Exercez-vous un autre métier en plus de la musique et la coiffure ?

Non, je consacre mon temps à ces deux options qui sont la musique et la coiffure. Mon salon et mon bureau de production sont collés. Si je ne suis pas dans mon bureau et au salon, je suis dans les activités artistiques. La Coiffure, c’est ma source d’inspiration. J’avais un grand frère qui coiffait après

l’école et les jours fériés.  J’avais l’habitude d’aller à ses côtés. Je me rappelle encore quand  un jour, un beau-frère m’a dit « Aziz tu sais, un jour ce métier sera ton travail ». C’est comme s’il savait. Dieu merci, j’ai tout eu aujourd’hui à travers la coiffure. Après la musique c’est ma passion.

Vous êtes marié et vous avez  des enfants ?

Je suis marié et père de trois enfants dont deux filles et un garçon que j’aime beaucoup. Ce  sont mes sources d’inspiration.

Comment conciliez-vous le Travail et la vie de famille ?

Ce n’est pas du tout facile, car je suis  tombé sur une femme qui n’est pas dans le même milieu de showbiz que moi. Malgré tout cela, elle ne m’a  pas vraiment compliqué la tâche. Car souvent, on peut m’appeler, pour sortir à des heures tardives. De  pareils moments, elle comprend et me soutient. Des fois même, on voyage pour faire 2, 3,4 jours ou plus. Avec tout ça, elle m’encourage et me donne des conseils aussi.

Qu’est-ce vous aimez et n’aimez pas dans la vie ?

L’amour entre les prochains. Pour moi, la vie est une famille. Ce qu’on était de revenir à ça, vivre dans une grande famille dans la paix. Autour d’un père, d’une mère, une idée de vivre en harmonie. Je n’aime pas le mensonge et l’hypocrisie.

Que préfériez-vous comme nourriture ?

Je n’ai pas de préférence en matière de nourriture. Peut-être si ma femme était là, elle pouvait vous dire quelque chose essentiellement. Le plus important  pour moi, c’est d’être rassasié.

Votre mot de fin ?

Aujourd’hui, j’ai créé 3MProduction pour tous les Africains, précisément le public Malien. C’est pour qu’on puisse être reconnu par tous au Mali et dans le monde entier, étant donné qu’on est presque connu dans la plupart des régions. Je souhaite que les jeunes artistes soient connus, non seulement en Afrique, mais aussi  dans les pays du monde. Actuellement, on est connu en France, j’aimerai que cela soit ainsi comme ici et dans la sous-région, de revivre de l’art du Mali. On donne aussi des conseils aux artistes, souvent on fait des causeries et échanges, car j’ai maitrisé un peu la boite. Le milieu n’est pas facile, les anciens ont été trompés et  je ne veux pas que les jeunes aussi aient ce même problème. C’est la raison principale de 3MProduction. Nous  savons tous que  les artistes maliens ont besoin de beaucoup de conseils. On demande au bon Dieu de nous aider dans nos projets.

Interview réalisée par Rokia Tangara, stagiaire

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