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 Soumïla Traoré dit Ras Mela Musicien, chanteur et guitariste

D’origine Malienne, ethnie malinké, Ras Mela est  né en Mars 1985 à Abidjan, plus précisément (Abobo). Fils  de Bakary Traoré et de Maïmouna Doumbia, il est marié et père d’un garçon. Le surnom de « Ras Mela » est venu après avoir été baptisé par ses parents  «  Soumaïla », ils  l’ont surnommé Mela. Au moment où ce jeune artiste a voulu  demander le sens de Mela, cela a trouvé que ses parents  n’étaient plus dans ce monde. Personne de sa famille, ni lui-même ni ses frères et sœurs ne connait le sens de ce sobriquet.  Ras comme il est un  « Rastaman »,  il a choisi un surnom plus original comme  « Ras Mela ». Suivons ensemble les propos de cet artiste prodige.

Parlez-nous de la petite histoire de votre entrée dans la musique en général et en particulier le reggae ?

Si chacun suit son destin, il est bien vrai que je ne fais que suivre le mien. Pour l’histoire, en 1992, nous sommes venus ici au Mali avec notre mère pour découvrir  notre pays d’origine. En plus, une fois venu de la Côte d’Ivoire,  j’ai refusé d’y retourner encore. Après, mon père est venu et m’a donné une radio de cinq (5) piles et  trois (3) cassettes, à savoir  celles de Alpha Blondy, Bob Marley et Serkas. Dès lors, j’ai commencé à écouter et à aimer le reggae à la fin. Je suis devenu reggaeman. D’après mes recherches sur la musique reggae et la différence avec les autres musiques, je me suis rapproché des anciens dans le reggae qui  m’ont donné des conseils. Puis, j’ai entamé par NEYABEC (jouer le tambour et chanter à la fois). Ensuite, je me suis consacré au reggae, car j’avais l’amour de Peter Tosh, l’un des fondateurs de reggae actuel. Son amour m’a conduit sur le chemin du reggae. J’ai fait des enregistrements et mis en place mon orchestre dénommé « Falacha », composé  de  sept (7) personnes au total. Créé il y a deux ans, il se développe  peu à peu.  On  a pu accompagner le groupe reggae.

Quel est la différence entre le reggae et d’autres genres musicale ?

La différence est qu’il  n’y a pas des folklores dedans, il est basé sur quelques principes qui sont bien respectés, telle que la manière de jouer sa guitare, de danser et de chanter. Le Reggae fait parler du passé, du  présent et surtout du futur. Il fait passer des messages.

Comment arrivez-vous à joindre ces genres de chansons après tant de différences ?

Sourire. Ce n’est pas facile du tout. Pour y arriver, il faut des recherches.  Comme je suis un malinké et je veux montrer la couleur de ma culture, j’ai pu réussir à faire  les mélanges. Donc, c’est un peu différent de celle de la Jamaïque.

Combien d’albums avez-vous et les titres ?

J’ai un seul album. Le  titre est « Wélé Wélé », l’appel aux fils du pays à venir construire ensemble la nation. Il est sorti au début de l’année 2015. Dans cet album, il y a un morceau  qui chante la bravoure de notre armée nationale,  au moment de la crise au nord. Et l’ORTM  nous a lancé un appel de faire une chanson à l’endroit de l’armée. Je fus l’une des premières personnes  à avoir chanté en ce moment.  L’ORTM pouvait jouer ce morceau au moins 4 à 5 fois dans la journée. Même le jour de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle en 2013, l’ORTM a joué le morceau. Je me rappelle encore comme si c’était hier. Un jour, l’ORTM m’a fait savoir que l’État nous a donné, surtout ceux qui ont fait des morceaux, sur notre armée nationale. Ce morceau a  une valeur de deux cent millions. Quand  je me suis rendu à l’ORTM pour prendre ma part, on  m’a envoyé au Camp Para. Là  aussi, j’ai eu à faire des va- et-vient jusqu’à nos jours, aucune suite favorable.

Qu’est-ce que vous détestez dans la vie ?

La vérité, l’honnêteté, bref et la bonté, voilà ce que j’aime. Je déteste les personnes de mauvaise volonté, les sans-cœur qui  nuisent à l’humanité.

Quelle nourriture préférez-vous ?

Un mandingue n’a pas de préférence en matière de nourriture, la pâte d’arachide seulement.

Vos mots de la fin

Mon mot de la fin va à l’endroit de nos autorités, plus précisément à ceux de la culture, de penser aux jeunes artistes. Le problème n’est pas de nous donner de l’argent, mais plutôt de reconnaître nos talents par  nos travaux.

 

SOURCE LE DÉNONCIATEUR : Interview réalisée par Rokiatou Tangara Rose

 

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