Bornage (outre) de la bande des 140 mètres de Sabalibougou-Est

A quoi jouent les autorités et l’ACI ? 

Du début à un épilogue fâcheux, en violation flagrante des droits des populations de la zone géographique, l’aménagement géographique de la voie d’accès au second pont de Bamako, tronçon Doudabougou-KalabanCoura – Sabalibougou, ne cesse d’enchainer des faux pas et dérives successifs. Cependant, les principaux fauteurs auxquels font face les pauvres propriétaires dépossédés de Sabalibougou, ne sont autres que l’autorité communale, un département de tutelle velléitaire et la main sournoise de la fameuse et tout terrain agence de cession immobilière (ACI).  L’acharnement à forcer le bornage malgré l’arrêt N° 80/ du 30 Juin 1994 favorisant sans ambages les citadins de Sabalibougou-Est réunis au sein de L’UACDDDD, consiste un véritable gâchis.

« De gré ou de force, ça va passer » ! C’est malheureusement le scénario qui prévaut dans cette désolante affaire dite d’aménagement des abords de la voie d’accès au second pont de Bamako. Une utilité publique certes, mais qui bafoue toutes les règles de l’art dans les procédures. Car dans les faits, si l’Etat se plait à faire une immersion de tout ce qui a précédé l’arrêt favorable de la section administrative de la cour suprême, on pourrait reprocher ce gros lot à l’administration et une horde d’individus qui s’entêtent  à forcer l’irréel. Toute chose qui ne rend pas à l’administration ses lettres de noblesse. Dommage!

En effet, sachant que les riverains sont  installés depuis l’aube des heures de l’indépendance, le 18 Septembre 2000 par délibération 03/MCV, le conseil municipal réuni en session extraordinaire a délibéré du maintien et de l’exécution du projet d’aménagement des abords de la voie d’accès au second pont de Bamako pour des besoins dits collectifs. A cet effet, il s’agissait  de traiter les victimes de cet aménagement conformément à l’esprit de la réhabilitation des quartiers spontanés (droit au recasement). C’est ainsi que  la tracée Daoudabougou-Kalaban Coura était la suite logique de la première réhabilitation de Daoudabougou en 1976. Mais rien de cela n’a été.  Au  grand dam des populations de Sabalibougou,  malgré les désagréments causés par les dits aménagements, celles-ci ont tenu à sauvegarder la piste d’intérêt commun que les travaux génèreront. Cependant, le problème réside dans l’implication de l’ACI dans les travaux. Or, celle-ci procède de façon unilatérale et au détriment des habitants de Sabalibougou. Ce  qui semble affecter l’élan  de trouver une issue favorable de concert avec les autorités au problème.  Les autorités  reconnaissent que « la casse de la bande fût une erreur, car violant la décision de la cour suprême et de ce fait, cette erreur est à corriger et éviter qu’elle ne reproduise sur l’autre tronçon de Daoudabougou ».

Mais s’il le faut, arguent les citadins, l’agence (commerciale) constitue une menace pour ce faire, d’où le besoin imposant de l’écarter des travaux

source le dénonciateur: Tang

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