BOURAMA KONATE DIRECTEUR DU FC LAKIKA

un homme déterminé

 

L’unique passion du directeur sportif du FC Lakika est le football, encadrer bien les jeunes enfants, transmettre sa philosophie pour donner un  jour la modernisation et le développement du football malien. Il considère le football  comme une vie humaine, faite  de hauts et de bas. S’il y a des hauts, il faut être humble pour pouvoir travailler avec des gens. S’il y a des bas, il faut le  courage et la persévérance pour les surmonter. Suivons ensemble l’interview  du directeur sportif du FC Lakika.

Présentez-vous  à nos  lecteurs   

Mon nom est Bourama Konaté, entraineur  de football, je détiens la licence de la CAF, le plus grand diplôme de l’Afrique en 2017.  Je suis  parmi les 79 récipiendaires maliens. J’ai  entrainé l’AS Réal de Bamako de 2006 à 2012, toute les catégories  confondues et remporter la coupe BDM-Sa en 2010 ; puis AS Bakardjan de 2013, 2014, 2015 au Niana de Koulikoro et 2016 le CSK comme entraineur principale. Ensuite, la saison passée,  j’étais à Dougou Wolonvila où le contrat est arrivé à terme. J’ai eu des passages au niveau de l’équipe nationale cadette avec Moussa Kolon Coulibaly comme adjoint, ensuite au niveau de l’équipe national junior en 2009 avec Moussa Keita comme préparateur physique. J’étais l’entraineur adjoint de l’équipe nationale minime en 2015 et  de 2016-2017,   le préparateur physique de l’équipe national Olympique des U- 23. De 2005 à 2011, j’étais le coordinateur assistant chargé de la formation au niveau de Coaching Forum, une ONG anglaise. A travers cette ONG, la FIFA m’a invité pour la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. J’ai suivi tous les 32 matches, Dieu merci. C’est une expérience pour moi aussi. Actuellement, je suis le promoteur du centre de formation de football à Niamakoro (cité Unicef) qui est le F C Lakika.

Où trouvez –vous cette inspiration ?

Depuis 2002, je suis dans le milieu du football. On l’apprend comme un métier. On ne peut pas être médecin sans passer par l’école de médecine. Tout le monde parle aujourd’hui de Messi qui est sorti du centre de formation de la Masia au Barcelone ; tout le monde parle de Neymar qui est sorti de la Falaisa au Brésil. Je pense que le Mali en a eu une expérience, surtout le centre Salif Keita qui a réussi à former de bons joueurs tels que Seydou Keita, Mamadou Diarra Djilla, etc. Donc, je me suis dit pourquoi ne pas créer un centre de formation et donner ma propre philosophie aux jeunes enfants. Nous sommes là depuis 2012, on a eu satisfaction puisque les joueurs qui sont passés par là comme  Moussa Djènèpo, Sékou Koita, sont de bon niveau actuellement. Il faut comprendre que le football a 3 phases : il faut contribuer d’abord, donner ses ressources moyens, son énergie physique. Il ne faut pas s’attendre à quelque chose, donner un peu et pour avoir un peu et enfin  vous trouverez ce que vous avez fait, vous ne ferez que  vendre les joueurs formés. En effet, dans l’ensemble, je suis satisfait parce que j’arrive à transmettre ma connaissance aux enfants.                    

  Pourquoi le  niveau du championnat national baisse chaque année ?

Le Mali avait un très bon championnat. Mais, depuis que le bureau fédéral a été lieu en 2013, avec de petits problèmes, on n’arrive pas à cadrer les joueurs. C’est-à-dire les maintenir pendant un bon moment, parce que  quand on parle de football, il s’agit de la cohésion et la répétition dans la durabilité. Cela veut dire qu’il faut coordonner une équipe puisque le moyen de l’entraineur est de donner sa philosophie à ses joueurs et aux joueurs aussi de suivre les consignes du coach. On voit à chaque fin  du championnat, un joueur qui trouve sa forme et le club voisin signe un contrat avec son club, il  va perdre son talent là-bas, car le niveau ne dure pas. On ne peut pas identifier un joueur qui peut maintenir 3 mois avec sa forme. Donc, le suivi et la quiétude des joueurs  posent problème. Il y a des conditions socioculturelles, des côtés exogènes du football qui peuvent agit sur la personne. Sinon il n’y a de bons entraineurs.  Seulement, c’est la structuration et l’organisation de nos clubs. La fédération doit charger d’un cahier à toutes les équipes pour pouvoir tenir. Déjà, la FIFA et la CAF  contribuent au développement de base du football, où vont ces sommes-là !  Donc il va falloir un remue-ménage pour faire compter un bon niveau du football national  et que le championnat soit professionnel comme en Côte d’Ivoire, en Guinée Conakry et au Niger tout près.

Quelles sont vos ambitions les plus ardents en tant que promoteur du centre de formation en football ?

Mes ambitions, c’est contribuer au développement du football malien comme je suis en train de le faire, d’avoir une équipe que ça soit nationale ou élite, ou encore une équipe de  première division,   faire une durabilité pour imposer mon empreinte, montrer mon niveau de formation et l’évolution du football. Je tiens à donner plus parce que l’Etat m’a formé.

Enfin, j’exhorte tous les jeunes à étudier car, dans le monde moderne où nous sommes, le football est devenu très scientifique, c’est une activité apprise par les humains qui ont des organes biologiques. Il faut tenir pour son environnement et je souhaite cet environnement plus simple pour le football malien dans un avenir de cohésion et de l’union, rien ne peut marcher dans la division.   

SOURCE LE DENONCIATEUR: Dagnogo

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