CHANGEMENT CLIMATIQUE

 La forêt et l’eau, des éléments vitaux pour y remédier 

 

Les forêts sont des formations végétales indispensables à la vie sur terre. Elles sont sources de nourriture, de refuge, de combustible, de médicaments et même de vêtements pour de nombreuses populations. L’eau est une ressource si vitale qu’elle semble banale, mais elle est indispensable à l’existence de l’homme. De sa conception à la réalisation de ses activités comme dans l’industrie ou l’agriculture le développement de l’homme se fait dans l’eau.

La forêt joue un rôle primordial en matière de préservation de la qualité de l’eau et de son écoulement. En plus, les forêts abritent de nombreux points chauds de biodiversité et jouent un rôle majeur dans la fixation du CO2 que nous émettons massivement et qui perturbent dangereusement notre climat. Malgré leurs avantages, les forêts sont en pleine déperdition avec comme principal agent destructeur, l’homme. L’extraction du charbon de bois, du bois de chauffe, la construction, la médecine traditionnelle et moderne sont des pratiques qui sont en train d’impacter négativement la survie des forêts exposant le peuple à des conséquences fâcheuses.

Selon le commandant Ousmane Sidibé, directeur régional des eaux et forêts du district de Bamako, « sans la forêt, il n’y a pas de vie parce que c’est avec les forêts que nous obtenons l’eau, c’est-à-dire les précipitations pluvieuses. Sans eau, il nous serait très difficile de survivre, vu que tout notre quotidien dépend d’elle ». Il note surtout que nos cours d’eau ne sont plus remplis alors que nous n’avons que des barrages hydroélectriques qui fonctionnent généralement avec les chutes d’eau. Dès que les cours d’eau sont envasés, laisse-t-il entendre, cela joue négativement sur les centrales thermiques, d’où les coupures intempestives d’électricité. Le commandant forestier, c’est le déboisement qui engendre l’avancée du désert sur notre territoire et prépare le terrain au réchauffement climatique. « Plus on déboise, plus il y a la désertification et s’il y a la désertification, il y a forcément moins de pluie. S’il n’y a pas de pluie, la campagne agricole est compromise et bonjour la famine », explique-t-il.

SOURCE LE DENONCIATEUR: Maryam Camara

 

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