CRÉATION DE 200 000 EMPLOIS PROMIS PAR IBK

Le mensonge et l’incapacité

 

Le président IBK n’était pas le candidat le plus promoteur d’emplois mais, sa promesse de créer 200.000 emplois peine à être  une réalité, malgré la défense des avocats du diable à la tête du portefeuille de l’emploi. La marche récente  des jeunes chômeurs du Mali sur le palais de Koulouba peut illustrer une autre réalité.

La dernière marche du mouvement des jeunes chômeurs du Mali sur le palais de Koulouba a été dispersée par les forces de l’ordre, alors que  c’était dans le même cadre. Une chose que les autorités doivent prendre au sérieux, car les maliens sont unanimes qu’en plus de la question de rébellion au nord de notre pays, l’emploi des jeunes serait une autre bombe à retardement qui peut exploser à tout moment. Il est très important de vite rechercher des solutions afin d’arrêter  de défendre des chiffres fictifs par le département en charge.

Si la promesse du président IBK a été réfléchie, fondée et programmée, comment  peut-on comprendre la nomination du ministre par accident à la tête du département ?

L’actuel ministre de l’emploi et de la formation professionnelle était le dénonciateur numéro un du régime pour incapacité, quand il était dans la vie syndicale. Mais, comme on est dans un pays où tout est possible et tout est permis, ce même syndicaliste égaré, devenu ministre, s’est lancé dans un champ inconnu pour défendre des chiffres indéfendables voire fictifs.

En juillet dernier, il a osé dire que sur les 200.000 emplois promis par le président IBK, ils sont à 199.418 emplois créés soit 99,80% en quatre ans. Une déclaration que le collectif des chômeurs n’a jamais appréciée. C’est n’est pas à l’accusé de rendre la justice, mais c’est au juge de le rendre. Ils sont plusieurs mouvements des jeunes et associations aujourd’hui partout au Mali à  contester les chiffres que le ministre Ben Kattra est en train d’avancer chaque jour. Le mouvement des chômeurs et le mouvement Biton n’ont jamais cessé de réclamer leurs parts dans ces chiffres. Dans un mandat de cinq ans, en quatre ans et quelques mois, les jeunes continuent toujours de réclamer leurs parts dans les 200 000 emplois. C’est regrettable !

Il est important d’aller au-delà des différents rapports et des chiffres fournis dans les bureaux climatisés en descendant sur le terrain et prendre  contact avec les organisations et associations des jeunes pour que le problème de l’emploi soit résolu.

SOURCE LE DENONCIATEUR: H.D

 

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