ÉCOLES SECONDAIRES PRIVÉES

Plus de 30.000 noms fictifs, soit environs 3.000.000.000 de francs CFA volés dans la caisse de l’état

Le ministre sortant de l’éducation nationale, Mohamed Ag Erlaf, dans l’intention de corriger certaines pratiques qui gangrènent les établissements secondaires privés, avait constitué une équipe dynamique pour la circonstance. Cette équipe avait pour mission de se rendre dans les écoles secondaires privées pour vérification de l’effectif exact afin de déceler tous les noms fictifs sur les listes des élèves réguliers. Le constat est très amer. Plus de trente mille noms fictifs ont été constatés.

L’équipe de vérification de l’ex- ministre de l’éducation nationale, Mohamed Ag Erlaf, au cours sa mission dans les différents établissements secondaires privés, s’est rendu compte de la présence
massive des dizaines de noms fictifs que certains promoteurs ou proviseurs malintentionnés insèrent sur la liste des élèves réguliers de leur école. Cette pratique destructrice et honteuse a pour but de voler le maximum d’argent à l’Etat. C’est ainsi que la lutte implacable
engagée par Ag Erlaf vise à combattre ces vols qui appauvrissent inutilement la caisse de l’Etat, n’en déplaise aux promoteurs véreux d’écoles privées. Plus de trente mille noms fictifs ont été décelés dans les différents établissements secondaires privés sillonnés par l’équipe de vérification à travers le Mali, soit plus de trois milliards de francs CFA que l’Etat perd pour des futilités et gratuitement. Cependant, avec le départ de Mohamed Ag Erlaf en plein combat, la question qui mérite d’être posée est la suivante : le nouveau ministre de l’éducation, Housseyni Amion Guindo serait-il en mesure de continuer fermement ce combat impitoyable contre les promoteurs
privés voleurs que son prédécesseur a enclenché dans la mesure où lui-même est promoteur d’un lycée privé à Sikasso (lycée Amion Guindo) ? Signalons que ce lycée avait été épinglé par l’INPS pour des dizaines de millions de taxes impayées. Au delà de tout cela, sans faire un procès d’intention, est ce que le président de la république, SE Ibrahim Boubacar Keita a mûrement réfléchi par rapport à cette nomination de « Poulo » à la tête de l’éducation nationale ? Pour la simple raison qu’il n’a pas pu gérer même un simple jeu de divertissement à fortiori un grand département à problèmes comme le ministère de l’éducation nationale ? Mais le temps jugera. Wait and see.

SOURCE LE DENONCIATEUR: A T

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