GRÉVE DE LA SYNTADE

Katilé expose l’incapacité de l’Etat de lutter contre l’enrichissement illicite

Le Syndicat National des travailleurs de l’Administration d’Etat (SYNTADE), sous la houlette de son secrétaire général, M. Yacouba Katilé, était devant les journalistes, le Mardi 31 octobre dernier, à la bourse  du travail. L’objectif était d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur la grève déclenchée contre la loi d’enrichissement illicite et demander  une relecture de la loi sur l’enrichissement illicite pour inclure toutes les catégories sans distinction.

La loi sur l’enrichissement illicite qui a porté sur fonts baptismaux l’Office Central de lutte contre l’enrichissement illicite, continue à faire du bruit. Le blocage de sa mise en œuvre est dû à l’impossibilité de son application. Car les travailleurs  du SYNTADE sont déterminés  lutter pour la relecture de ce texte pour inclure les députés, les maires et autres qui ne sont pas concernés. Ainsi,  Issa Bengaly  a laissé entendre que leurs camarades de l’UNTM, 1ère centrale syndicale, vont bientôt entrer dans la danse si les préoccupations du Syntade ne sont pas  prises en compte. Selon les responsables du Syntade, ce qui est incompréhensible, c’est  que cette loi soit votée par les députés sans qu’eux-mêmes  soient concernés comme d’autres « gros bonnets » au sommet de l’Etat.

Aux dires des conférenciers,  depuis l’arrivée à la Primature d’Abdoulaye Idrissa Maïga,  le syndicat a donné  assez de temps aux pouvoirs publics pour revoir cette loi bien avant la grève des 25, 26 et 27 octobre dernier. Mais, hélas ! Les maliens sont témoins de ce qui se passe aujourd’hui. Le  plus regrettable est que malgré le mémorandum  demandé par le gouvernement, la primature et même le Ministre concerné par la grève, les autorités  n’ont daigné lever le petit doigt.

Selon Yacouba Katilé : «  Cette loi est discriminatoire puisque  qu’elle ne frappe que les services financiers, de recouvrements, donc une politique de deux poids, deux mesures. C’est ainsi que pendant ces mois d’attente, le SYNTADE a décidé d’informer sa base avant de déposer le préavis de grève de trois jours. » Il  ajoutera que  même un  rapport de la Banque Mondiale fustige cette loi qu’il juge discriminatoire et contre-productive

SOURCE LE DENONCIATEUR: Dicko

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