IBK ET SBM OPTENT POUR LA BASTONNADE DES MANIFESTANTES

La police nationale est-elle dans son rôle régalien qui est de protéger les droits des citoyens ?

Sous un prétexte d’une autorisation non autorisée, la liberté de manifester est bafouée dans la capitale des trois (3) caïmans avec la complicité du directeur de la police Siaka Sidibé et du gouverneur de Bamako Amy Kané.

La méthode Boubèye est de bastonner  la population civile qui marche pour tel ou tel objet. Le groupement de femmes « les Amazones », composé de plusieurs associations féminines, a été réprimandé   le vendredi passé lors d’un sit- in devant la grande mosquée en face de l’Assemblée Nationale alors qu’elles réclamaient  la défense des droits de la femme. Une méthode purement connue du système IBK et Boubèye,  deux hommes qui visent à briser  tout mouvement de protestation. Ce mouvement survient suite au meurtre de la standardiste de la présidence du Mali,  tuée par son mari.

Elles n’ont pas eu l’occasion de lire leur déclaration ce jour de vendredi. Car une fois sur place, les forces de l’ordre et de sécurité ont tout de suite surgi de tous les côtés pour les  gazer, les bastonner, même les femmes enceintes n’ont pas échappée. Cette répression a fait une victime,  car une jeune dame enceinte a perdu son enfant.

Tant que la justice malienne ne fait pas sérieusement son travail, la population sera toujours opprimée, privée de tous ses droits fondamentaux. Cette justice doit se mettre au service du peuple meurtri dans sa chair et dans son âme. Suite à l’assassinat honteux de la fille du président de la république par son mari, les femmes « amazones » étaient sorties pour se faire entendre en dénonçant les violences à l’égard des femmes et aussi demander aux parlementaires d’adopter une loi afin de protéger les femmes. Cette marche a été réprimée par les agents de la police qui n’ont pas eu pitié des femmes. Elles ont été matées devant l’Assemblée Nationale et la maison de la presse.

Il faut reconnaitre que les évènements récents dans la capitale malienne ont fait la une des médias. Mais ce qui est déplorable dans toute cette affaire, est que les manifestants qui sont sortis pour se faire entendre ont fait face à des agents qui ont osé tenter d’entacher leurs marches, ou encore ont empêché ces marches.

Quoi de plus normal que de réclamer ses droits de travail dans un pays de droits ? C’est dans ce contexte que les jeunes réclamant les deux mille (200 000) emplois promis par le président de la république ont été empêchés d’aller marcher sur Koulouba. Ces manifestations s’affichent après la violation des articles  1, 2, 3, 4 et 5 de la constitution  qui ont été avalés par Amy Kané et le DG de la police Siaka Sidibé.

Cette  constitution qui dispose : « La personne humaine est sacrée et inviolable ».  Ensuite, les manifestantes ont été pourchassées, interdites de tout accès aux alentours de la maison de la presse malienne.

Ainsi, 4  mouvements de la société civile ont été réprimés par le régime en place en moins d’un mois. Il s’agit des mouvements des femmes de l’HUICOMA, les Amazones,  « On a tout compris » devant l’ambassade de la France pour dénoncer la complicité de la France dans la crise de notre pays et le mouvement des jeunes chômeurs.

Un adage nous enseigne : « L’arbre ne doit pas cacher la forêt ». Après la maltraitance de la population par les forces de sécurité, pour effacer les soupçons, le régime en place a procédé à des changements de personnes qui ont donné l’ordre de réprimer les manifestations de la population civile.  Mais cet agissement des agents de la sécurité ne doit pas rester impuni. Les dés sont jetés pour permettre à Koulouba d’éclairer l’opinion malienne sur cette affaire qui émane de la sécurité de l’Etat. Il est temps que ces autorités maliennes réfléchissent sur leurs rôles à jouer pour protéger les droits de marcher des paisibles citoyens.

 

SOURCE LE DENONCIATEUR: Fatoumata Coulibaly

 

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