Kalifa Dembélé

 L’homme d’un parcours riche et plein d’enseignement

Professeur d’Enseignement Secondaire Général, natif de l’arrondissement de Mafouné, cercle de Tomian, Monsieur Kalifa Dembélé  naquit  précisément le 31 décembre 1970. Issu d’une famille  paysanne, il fut inscrit  à l’école fondamentale de Mafouné  où  il  obtiendra  son certificat d’étude primaire (CEP) et son diplôme d’étude fondamentale (DEF) en 1989-1990. C’est après qu’il fréquentera  le lycée Cabral jadis  appelé  lycée régional de Ségou  où il décroche  son baccalauréat (BAC) en 1992.  Ainsi, il devient  étudiant à l’école normale supérieure (ENSUP) d’où  il sortira du DER philosophie  psycho pédagogie (DER  philo, psycho, pédagogie  en 1997.  De  cette  date à ce jour,  monsieur Kalifa  Dembélé  sert dans le domaine de l’éducation où il dispose d’une vingtaine d’établissements scolaires formant le  groupe « Biasson  Dembélé »  à  travers le Mali.

Signalons que monsieur Kalifa Dembélé est président de plusieurs associations et mouvements comme « Le Mouvement d’Ensemble », le Club de Sport, le CAP-CD. Il est aussi sénateur de la Jeune Chambre Internationale (JCI), Chevalier de l’ordre du mérite africain, Ciwara 2017 offert par le CAP-CD à la FSEG. Lisez plutôt notre interview.

Dénonciateur : Depuis  quand vous  avez décidé d’embrasser  cette carrière dans le domaine de l’éducation ?

Kalifa Dembélé : je me suis lancé dans l’éducation dès ma sortie  de  l’école normale supérieure (ENSUP)  en 1997. D’abord,   j’ai été enseignant (un enseignant sac à dos) à l’école fondamentale, à l’institut nationale des sports (actuel INJS) et aussi dans une école technique et professionnelle (CFIG).  De nos jours,  je suis promoteur d’écoles, et cela depuis 2005.  Le 24 octobre 2005 est la date  de la création officielle du lycée Biasson Dembélé. Mais, c’est en 2006 que j’ai eu mes premiers élèves venant de l’Etat.

Dénonciateur : De nos jours, vous disposez de combien établissements à votre actif ?

Kalifa  Dembélé : J’ai à mon actif une vingtaine d’établissements scolaires  « Biasson  Dembélé »  de  tous les ordres d’enseignement : enseignement fondamental, secondaire général,  secondaire technique et professionnelle et l’université à Bamako,  présentement  à la cité Unicef, au Golf, à Kalaban Coura  ACI. Aussi,  les groupes scolaires Biasson Dembélé couvrent la région de Mopti notamment  Savaré, Bandiagara et Koro.

Dénonciateur : Combien vous employez comme personnels  dans l’ensemble des établissements?

Kalifa Dembélé : Présentement j’ai plus  de cent trente employés parmi eux  des  permanents et des vacataires. Quant aux permanents, ils sont payés douze mois sur douze  et en  plus, ils sont  affiliés à l’INPS.

Dénonciateur : La plupart  des écoles privées  sont confrontées  au problème d’arriérés  des  enseignants. Qu’en est-il chez vous ?

   Kalifa Dembélé : Dans tous mes établissements, il n’y a pas d’impayés. Les permanents sont payés au plus tard le vingt du mois  sinon ils perçoivent  leur salaire depuis le 20  du mois.  Quant aux vacataires, ils sont payés aussitôt la fin du mois. Chaque  mois, j’injecte plus de neuf millions pour payer mes personnels  et cela sans  l’INPS et sans les impôts.

    Dénonciateur : Qu’est-ce que vous reprochez  au ministère de l’éducation et à l’académie  dans la gestion des écoles privées ?

    Monsieur  Dembélé : Le ministère de l’éducation est le principal partenaire des écoles privées. C’est lui donne les élèves aux écoles privées. Je souhaite que l’Etat fasse beaucoup d’effort  pour améliorer les conditions des écoles privées.

   Dénonciateur : Est-ce que vous entretenez  de bonnes relations avec  les autres promoteurs d’écoles ?

   Kalifa Dembélé : De très bonnes relations. D’ailleurs, nous avons  créé  un bureau  national du nom de l’association des écoles privées agréées du Mali (AEPAM) dont je suis membre.

Dénonciateur : Parallèlement à l’éducation, est-ce que vous entreprenez d’autres  activités ?

Kalifa Dembélé : Oui, au-delà de l’éducation, je suis issu d’une famille paysanne,  donc je suis paysan. J’ai  un champ.  En plus, je fais l’élevage.  De surcroit,  j’ai un cabinet de gestion d’affaire et une agence de voyage (les Biasson).

Dénonciateur : Quelles sont les difficultés que vous rencontrez  dans ces activités ?

Kalifa Dembélé : L’une des difficultés que nous rencontrons  est le fait que nous ne recevons pas assez d’élèves, car l’Etat est  présent dans  tous les  cercles.  Ce qui démunie nos  effectifs,  parce que c’est l’Etat qui envoie ses élèves dans les  écoles privées.

Dénonciateur : Quel est le secret de votre réussite et quel  conseil vous donnez à ceux qui  désirent entreprendre  dans le domaine de l’éducation ?

Kalifa Dembélé : Mon  secret n’est rien d’autre que le courage. Je suis très courageux et surtout  méthodique. Ce que je conseille à ceux-là  qui désirent  emboiter mes pas,  c’est d’être aussi courageux  et    méthodique, de ne jamais se décourager dans la vie.

Interview réalisée  par  AT  

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