L’ABUS DE DROGUES

30 millions de consommateurs en Afrique de l’ouest et du centre

 

La consommation actuelle de drogues en Afrique de l’Ouest atteint une proportion de plus en plus inquiétante. Si dans  un passé récent, l’Afrique était considérée comme une zone de transit, de nos jours, elle est devenue un marché de consommation et de production.  Selon le rapport 2016 de l’OICS, l’Afrique reste l’une des principales régions de production et de consommation de cannabis (7,6%) de prévalence de consommation et environ 30 millions se trouvent en Afrique de l’ouest et du centre. Selon l’ONUDC, 11% des consommateurs d’opiacés se trouvent en Afrique dont les 50% en Afrique de l’Ouest et du Centre.

L’ampleur du trafic et de la consommation de drogues est de plus en plus aggravante en Afrique. Sa  consommation dans la région est caractérisée par une forte domination de la consommation de cannabis, avec des taux faibles, mais croissants pour la cocaïne, l’héroïne et les amphétamines.  En 2010, environ 12,4% des adultes en Afrique de l’Ouest (15-64 ans) avaient consommé du cannabis. La cocaïne et l’héroïne sont les nouveaux arrivants sur la scène ouest-africaine des drogues, étant relativement inconnus avant le début des années 1980.

Malgré que les trafiquants en Afrique de l’Ouest,  la production locale a augmenté dans la région.  Mais aussi, depuis 2010, des  laboratoires clandestins ont été découverts  au Nigeria, au Ghana et en Guinée Bissau.

Au Mali,  en raison de manques d’informations fiables concernant la consommation de drogues, il reste très difficile d’évaluer l’ampleur.

Par ailleurs,  une enquête RDS  effectuée par ARCAD sida (une ONG malienne)  en 2013  a permis de comprendre l’ampleur du fléau de la drogue injectable.  Cette étude a porté sur 500 consommateurs de drogues et a révélé leurs statuts de poly consommateurs avec un taux de 7,8% d’injecteurs. Parmi ceux-ci, 34,8% réutilisaient leurs seringues et 26,1% se partageaient les seringues, la séroprévalence du VIH était de 5,1%,  soit trois plus  élevée que  chez les non  injecteurs.

Ainsi, pour atteindre ses objectifs, des défis restent à relever. Il s’agit d’arrêter le déni pour face à l’évidence, former une masse critique sur la question, construire la perception actuelle de la société sur les consommateurs dépendants de drogues; œuvrer à créer un environnement favorable pour une prise en charge des personnes dépendantes de la drogue et enfin ériger un cadre législatif et  des infrastructures appropriées.

SOURCE LE DENONCIATEUR: Fatoumata Coulibaly

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