MESURE D’INTERDICTION DE LA CIRCULATION DES MOTOS ET DES PICK-UP

Les rebelles de la CMA s’indignent

Le  chef d’Etat-major général des armées, le Général de brigade M’Bemba Moussa Kéita, en application du décret 2017-001 du 5 janvier 2017 relatif à l’opération “Dambé”, a pris une mesure en date du 1er février dernier. Cette mesure instaure en substance une interdiction formelle d’user de pick-up ou motos comme moyens de déplacement dans certaines localités ciblées des régions de Tombouctou, Ségou et Mopti. La CMA ne partage pas cette décision et a fait savoir par un communiqué rendu public le 6 février, qu’elle se rebelle contre cette mesure de l’armée malienne.

La mesure concerne une partie des régions de Tombouctou, Mopti et Ségou où l’insécurité ne cesse de prendre l’ascenseur ces derniers temps. Dans la région de Tombouctou, le cercle de Niafunké est ciblé. C’est l’ensemble des circonscriptions de Mopti qui sont frappées par la décision. Dans la région de Ségou, la mesure s’étend sur trois cercles savoir Niono, Tominian et Macina.

Pour la précision, dans les circonscriptions concernées, le communiqué de l’Etat-major général des armées indique que tout contrevenant à la mesure de restriction sera considéré comme une cible militaire, y compris ceux qui transitent par les parties du territoire signalées.

Après la tombée de cette nouvelle, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a fait circuler, le 6 février, un communiqué pour montrer sa désapprobation. Elle évoque dans le communiqué qu’elle “attire l’attention des autorités nationales et la communauté internationale sur le sort des populations vivant dans le Centre du pays notamment dans la région de Mopti et les cercles de Niafunké (région de Tombouctou) et Niono (région de Ségou)”.

Elle poursuit en rappelant que “les populations de cette zone sont visées depuis le 1er février 2018 par une restriction de leur liberté de mouvement imposée par une décision de l’Etat-major général des armées du Mali, qui interdit à compter de cette date, toute circulation à motos et pickups sans limitation de délai”.

Pour se faire aimer par la population, la CMA va plus loin dans le communique : « Dans ces zones où il n’existe aucune route aménagée, les seuls moyens de transport et d’approvisionnement en vivres, venant de l’Office du Niger (région de Ségou) et la Mauritanie, sont ceux visés par cette mesure d’interdiction ». C’est vraiment étonnant que la CMA se soucie de la cause de la population civile. Une première.

Dans cette circonstance pareille, la communauté internationale doit rappeler la CMA à respecter toutes les mesures mises en place pour la sécurité des personnes et de leurs biens.

SOURCE LE DENONCIATEUR: H.D

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