MOUSSA SINKO COULIBALY

Le Mali a besoin de changer de gouvernance…

Né le 14 juillet 1972 à Bamako, Moussa Sinko Coulibaly  est le fils d’un ancien des troupes du prytanée militaire de Kati. Père de trois enfants, il a été directeur de cabinet du président du CNRDRE puis ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation  et de l’aménagement de territoire en août 2012 sous la transition où il a brillamment réussi l’organisation de l’élection présidentielle de 2013. Il était directeur de l’école de formation en maintient de la paix « Alioune Blondin Bèye » avant de démissionner de ses fonctions pour se préparer l’élection présidentielle de 2018. Moussa Sinko Coulibaly a répondu aux questions de l’équipe du journal « Le dénonciateur ».

Général, êtes-vous prêt pour le Mali?

C’est un processus qui commence, nous nous donnons tous les moyens d’être au service des maliens avec toute notre force, de tenter de réagir en tout temps, voire  donner 100%  de ce que nous pouvons donner pour le pays.  Je  pense que c’est ce qui est important et  toujours rechercher à améliorer ce que nous faisons,  donc la disponibilité totale et entière pour le service du pays.

Vôtre credo, c’est le changement. Que voulez-vous changer?

Le Mali a besoin de changer la gouvernance, nous pensons qu’une partie des problèmes que nous vivons actuellement est liée à la mauvaise gouvernance et nous pensons qu’en changeant le gouvernement en l’améliorant, en faisant une meilleure distribution des pouvoirs et des richesses dans ce pays,  nous allons alléger une partie du fardeau qui pèse sur notre tête.  Et ce  changement de gouvernance passe à mon avis par le changement d’équipe dirigeante qui serait la première étape et la clé vers les autres formes de changement, parce qu’aujourd’hui, nous avons une équipe qui a un bilan très mauvais, qui n’arrive pas à trouver les solutions aux différents défis et il faut qu’ensemble, tous les maliens se donne les moyens de changer cette équipe dirigeante à travers l’élection présidentielle du mois  de juillet   prochain.

 L’élection 2018 sera-t-elle la fin de votre mouvement?

Notre mouvement s’inscrit dans la durée. Nous voulons mettre en place le soubassement d’un pays fort et stable et nous voulons une continuité de ce que nous faisons sur plusieurs générations pour construire l’édifice.  Ce projet, c’est pour le Mali. Donc, les hommes vont passer mais nous espérons que les idéaux vont demeurer.

Comment voyez-vous le Mali dans 5 ans?

Je vois un Mali en paix avec la sécurité, de l’éducation pour les enfants, un Mali avec des opportunités d’emplois pour les jeunes et une bonne sécurité alimentaire pour nous tous, tels sont mes visions du Mali dans 5 ans.

Qu’est ce que  vous avez prévu pour les Maliens de l’extérieur dans votre programme?

Le projet que nous sommes en train de concevoir est non seulement pour tous les maliens de l’intérieur comme  de l’extérieur, mais pour les étrangers vivant au Mali. Nous allons essayer de faire en sorte de pendre en compte les avis et aspirations de toutes les communautés en faisant une tournée à l’intérieur du Mali, mais aussi à l’extérieur en allant à la rencontre de toutes les grandes concertations de la communauté malienne pour être sûrs que ce projet constitue  le point de vue de tous les maliens vivant dans le pays ou en dehors.

Le temps ne joue-t-il pas en votre défaveur ?

L’élection présidentielle, c’est dans 5 mois. En 5 mois, on peut faire beaucoup de choses. Nous pensons que le délai nous permet d’approcher suffisamment la communauté pour être sûrs que le projet est compris et accepté.

 Général, des voix mettent en doute que n’avez jamais demandé officiellement le stade du 26 mars, est-ce vrai?

Nous sommes sérieux et rigoureux dans nos démarches. Alors quand  nous disons quelque chose, c’est que c’est absolument vrai. Nous avons demandé à avoir le stade du 26 mars, l’autorisation nous avait été donnée, qui ensuite a été retirée. Le gouvernement de la république du Mali sait bien ce qu’il a fait pour annuler notre demande. Nous ne voulons pas verser dans la polémique, nous  avons décidé de rester conformes à la loi. Nous avons décidé de choisir le terrain de Magnambougou pour notre lancement le 20 janvier.

Est-ce que vous avez eu une réponse favorable à votre demande de libération de l’armée   ?

La procédure de démission est très simple. A partir du moment où on envoie sa lettre de démission et qu’elle est reçue par l’armée, la démission est considérée comme   effective. Je peux vous rassurer qu’un décret a été pris pour me rayer définitivement de l’armée.

Vous n’avez pas de regret?

C’est une décision volontaire mûrement réfléchie, donc on ne peut jamais avoir de regret à vouloir servir davantage son pays. Au contraire, je me réjouis de ma nouvelle position et du nouveau statut que j’ai aujourd’hui.

Quelle stratégie de communication mettriez-vous en face de vos détracteurs qui sont en train de vous nuire nuit et jours sur les réseaux sociaux ?

Je ne considère pas avoir des détracteurs, j’estime que je suis au service d’une cause qui est pour tous les maliens. Nous ne ferons pas de distinction entre les maliens, il n’y aura pas de bon maliens d’un côté et  de mauvais maliens de l’autre. Nous voulons la réussite avec tous les maliens. Si certains sont opposés à notre cause, nous nous ferons le devoir de leur expliquer notre projet qui est là pour tout le monde.

 Entre l’opposition et la majorité, quel camp avez-vous choisi?

Nous demandons à l’opposition et à la majorité de nous rejoindre parce qu’aujourd’hui, nous, nous constituons la majorité des maliens. Et c’est cette majorité qui souhaite le changement. L’opposition et la majorité actuelles ont montré à différents moments que les solutions qu’elles proposent ne sont pas adaptées aux défis de l’heure. A mon avis, c’est à elles de se situer par rapport à ce que nous  faisons, qui est aimé et accepté par une majorité des maliens.

Votre mot de la fin

Mes remerciements et encouragement à votre équipe. Je lance un appel à tous les maliens à se rassembler et à rester mobiliser jusqu’à l’élection du mois de juillet qui est un cap important pour notre pays.  Il faut qu’on s’assure que nous n’allons pas rater ce virage et que  nous allons commencer à écrire un nouveau chapitre de l’histoire du Mali.

SOURCE LE DENONCIATEUR: Mariam Camara

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