Violence conjugale

Les africaines, surtout maliennes sont comme un instrument de servitude
La violence conjugale est un fléau qui mine notre société. Les raisons qui mènent à cette violence au sein d’un couple sont multiples et souvent intervertis. M. Mady Kanouté, professionnel œuvrant de l’enseignement catholique privé, a un parcours exceptionnel avec 36 ans de service nous édifie sur la question concernant la violence conjugale. Il a fait plusieurs formations dont il se rappelle encore d’une école privée française installée au temps à Sikasso, dénommée « le cours normal privé de Sikasso ».
Professeur de plusieurs matière plus précisément de la langue française et de la philosophie, M. Kanouté avec ses 62 bougies est un homme d’exception et à tout faire.
Qu’est-ce que la violence conjugale ?
La violence conjugale est due le surtout au mauvais choix des deux conjoints qui entrainent le plus souvent à l’incompréhension parce qu’on traite la femme comme instrument. Elle est asservie parce que le choix n’a pas été scientifique. Il faut étudier la physiologie de la femme d’abord et aussi sa psychologie pour pouvoir aimer, mais nous nous servons de la femme parce qu’on veut qu’elle nous serve. Mais on ne la responsabilise pas. Une femme non responsabilisée ne peut pas penser, produire intellectuellement et si elle ne produit pas intellectuellement, il n’y a pas de complémentarité. Or, sans la complémentarité, il y aura toujours de l’incompréhension dans le couple. Et s’il y a incompréhension, il y aura de la bastonnade, de la flagellation. La violence est aussi économique dans les couples. C’est quand tu te maries a quatre (4) femmes et que tu es payé à 30 000F par mois, souvent tu fais face aux difficultés, tu as le courroux dans le ventre et tu vas faire sortir du venin avec des coups de pieds.
La violence économique, c’est lorsque le mari n’arrive pas à faire ce que lui demande sa femme, cela peut provoquer un conflit au sein du couple et peut mener à des cas d’agression. Aussi, si le gain de la famille est maigre, ça peut amener la violence, mais le sexe constitue un autre abus. Elle est oblige de subvenir parce que la femme doit soumission sans rationalité. La femme est soumise sans tenir compte de sa valeur réelle. C’est une forme de violence. Il y a aussi la violence intellectuelle d’où on refuse l’instruction de la femme dans nos coutumes et traduction, etc… C’est l’esclavage de la femme malienne et surtout africaine, car elles n’ont pas le choix depuis bien avant d’entrer dans le mariage.
Quel sont les différentes formes de violence conjugale ?
Il y a la violence corporelle, verbale, sexuelle puis économique. M. Kanouté, en tant que spécialiste des sujets de sexologie, donne des enseignements chaque samedi, au niveau de son propre établissement. En tant que sexologue, il affirme que lorsqu’il y a des conditions à remplir pour appeler une femme à s’unir notamment, par exemple quand elle est en bonne santé, au moment qu’elle est contente, soit joyeuse, c’est en ce moment qu’il faut lui demander service. Mais si elle est malade ou bien elle est très fatiguée, soit elle n’est pas dans ses jours, il faut la laisser tranquille, car nous nous disons psychologiquement que tout enfant qui va naître dans cet amour aura des tares. Donc, nous disons que l’éducation commence depuis la conception de l’enfant. La conception, c’est lorsque les spermatozoïdes et les ovules s’unissent. Il faudrait que cela se fasse dans des conditions optimales d’amour.
La violence sexuelle qui consiste à abuser de la femme non consentante découle du dogme. Le dogme fait que la femme accepte sans réfléchir, la soumission totale. Une soumission sans mesure sans rationalité. La femme très soumise sans tenir compte de sa valeur réelle, conduit à la violence intellectuelle. On refuse de l’instruire pour qu’elle ne dépasse pas le mari. C’est toujours le servage Les africaines, surtout maliennes sont comme un instrument de servitude. Le fait de ne pas instruire une femme est une violation des droits fondamentaux et des droits de la femme.
Quels est la forme qui prédomine de nos jours ?
La forme qui prédomine ne peut-être que la violence sexuelle. « Je vous avoue, on demande service à la femme vaille que vaille, c’est pourquoi souvent on entend dire qu’une fille sans son consentement, puis c’est puni par la loi. », affirme notre interlocuteur.
Vous est-il arrivé de gérer des cas de violence conjugale ?
« Oui, il m’arrive plusieurs fois d’intervenir dans le problème des couples et de la société. J’ai même une carte spéciale de cœur ouvert et on m’a demandé de me présenter dans les mosquées et églises afin d’appeler les gens de venir à moi lorsqu’ils sont affligés. Je ne pouvais le faire, car notre pays n’est pas assez développé à ce niveau ».
Comment est-ce que vous y prenez ?
Je me suis défini, je suis un homme d’idées, pour moi, il faut douter d’abord et chercher. Car, si tu ne doutes pas, tu ne vas pas chercher.
Vos conseils à l’endroit des jeunes couples
Les conseils que je donne aux endroits des jeunes couples, c’est d’étudier la sexologie et se poser des questions de savoir : « Qu’est-ce que le corps de la femme ? Qu’est-ce qu’elle vaut ? Son importance ? Ensuite psychologiquement, savoir comment elle vit ? Qu’est-ce qu’elle aime ? Qu’est-ce qu’elle n’aime pas ?
Il est important aussi de connaitre les vraies qualités de la femme, ce n’est la beauté. Il faut surtout connaitre ces défauts. J’ai fait une cherche sur le comportement de la femme et il est important de dire qu’elle change d’idées à soixante une fois dans 24h, ensuite il y a un auteur qui dit : « la femme est un bijou ». Donc, il faut toujours entretenir, c’est-à-dire qu’elle est versante. J’ai dit à une copine de longue date que la femme est toujours en première année elle ne passe jamais à la deuxième année parce qu’elle travail elle fut jamais à l’erreur. La femme si elle se réveille très contente ; elle fait des bons plats, par contre si elle se réveille avec une mauvaise humeur, même le mari doit faire attention, ça veut dire qu’il y a bagarre maintenant. La fille doit choisir l’homme à travers son moral, physique intellectuel mais ne pas choisir l’homme à cause de sa villa, voiture, matériels. Mais la valeur humaine est dans la tête, l’intelligence. Le choix est important aussi, il faut marier les gens de même niveau intellectuel. Il faut responsabiliser les femmes, il n’y a pas un vrai mariage tant que le couple n’a pas le même niveau d’instruction. Lorsque le couple ne connaît pas le code du mariage et le respect mutuel, sinon ce n’est que le sexe. J’appelle encore les jeunes couples à étudier, à chercher la connaissance. Le prophète a dit : « Si tu ne cherches pas, tu n’auras pas le paradis ».
Ce que je peux recommander aux couples de nos jours, il faudrait faire le choix scientifique. Le mariage précoce d’abord n’est pas encouragé et le code malien du mariage doit être aboli, parce qu’en fait, si tu maries une fille de 15 ans qui est analphabète, elle ne peut comprendre ce que c’est que l’amour. Donc, cela va amener la violence, l’incompréhension. La pauvreté aussi amène la violence.
Fatoumata Coulibaly, Rokiatou Tangara

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